Nous privilégions {l’humain} à la finance dans la ville d’{{Orchies}}

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Programme

Réforme des rythmes scolaires

L’école est un enjeu essentiel pour l’avenir de nos enfants. Dans notre ville caractérisée par des inégalités criantes, elle se doit d’être d’abord au service de l’enfant qui n’a que l’école pour apprendre. Nous attachons la plus grande importance à ce que les enseignants puissent travailler dans les meilleures conditions humaines et matérielles.
Après plusieurs années de casse de l’école pendant les années Sarkozy, chacun a voulu croire en un renouveau de la politique éducative en France, mettant en avant les enfants et non des logiques comptables. Pourtant, l’année 2013 a vu pondre une nouvelle et énième réforme du système scolaire par le gouvernement socialiste : la réforme des rythmes scolaires. Fort d’un engouement majoritairement « anti », le ministre de l’éducation nationale n’a cependant pas hésité à mettre en place sa politique inégalitaire. En effet, si sur les papiers écrits par les bureaucrates parisiens, l’idée peut sembler correcte, elle se heurte à de nombreuses difficultés de mise en place sur le terrain. Expliquons : le temps scolaire est réparti sur 4 jours et demi (au lieu de 4 jours depuis 2008), afin d’écourter les journées d’école pour les enfants et d’instaurer des « Temps d’Activités Périscolaires » dans la journée, sensés permettre un brassage culturel et donner de bagages différents à nos enfants. Pourtant, dès notre première lecture, nous avons saisi les enjeux négatifs d’une telle réforme : un financement qui se déplace de l’Etat aux communes et communautés de communes ! Pour notre équipe « Pour Orchies, l’Humain d’abord », l’école doit être avant tout synonyme d’égalité et surtout d’équité. Mais comment être équitable quand les TAP sont facultatifs, financés par les communes, variables d’une école à une autre ? Quand ils sont soit le mercredi matin, soit le samedi ? Quand à Orchies, tel enfant a droit à l’activité « cuisine » avec plusieurs encadrants tandis que tel autre fera « comptines » par manque de place en « cuisine » ou que l’enfant de Beuvry-la-Forêt va faire « lecture » avec un encadrement minimum. Notons d’ailleurs que le taux d’encadrement a été modifié, malgré le rejet en première lecture par le conseil constitutionnel, étant désormais bien plus faible qu’auparavant. Nous sommes de fait réellement devant la casse de l’école : pas de temps d’apprentissage supplémentaire, et encore et toujours des programmes difficiles à finaliser dans des classes hétérogènes où les enseignants doivent parfois se tirer les cheveux pour prendre en charge chacun de nos enfants dans ses particularités et compétences, alors qu’ils nous prouvent dans les écoles d’Orchies qu’ils sont dignes de leur mission et qu’ils restent un socle essentiel de la construction de nos enfants. La ville d’Orchies a mis en place la réforme dès la première année, malgré la réticence de certains parents dont je faisais partie. La question du financement est ici essentielle, car même si l’éducation reste un point de dépenses essentiel dans de nombreuses communes, force est de constater, comme l’a expliqué Monsieur le Sénateur-Maire lors d’une réunion qu’il faudra faire des coupes sur d’autres postes de dépenses : on déshabille Pierre pour habiller Paul ! En pratique à Orchies, les équipes chargées des TAP ont mis en place des programmes satisfaisants grâce à leur engagement et leur implication pour nos enfants. Certaines activités ont eu du mal à être mises en place, laissant parfois des enfants dans le bus toute une heure comme au mois de septembre 2013, ce qui a prouvé que tout n’était pas prêt, et qu’il n’était pas urgent d’appliquer cette réforme dès 2013 d’autant que la majorité des communes ont reporté en 2014, cette réforme. Ajoutons à cela les difficultés pour les parents et les assistantes maternelles qui doivent littéralement jongler avec les horaires de chaque école et chaque classe, 16h15 ou 16h45 (30 minutes sous la pluie à attendre le dernier enfant), 11h45 ou 11h30… sans compter la java dans les rues proches des écoles avec les groupes de TAP qui passent et repassent dans un sens ou l’autre. Enfin, comme dit ma fille ainée, l’embêtant est qu’il faut aller à l’école aux mêmes horaires qu’avant mais avec le mercredi matin en plus. Bilan : des enfants épuisés en quelques semaines, dont les capacités d’apprentissage au lieu d’être optimisées s’en trouvent largement altérées ! Cécile Flament- Fréhaut

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La liste Pour Orchies : l'Humain d'Abord Rassemble des citoyens, des militants associatifs, des syndicalistes, des femmes et des hommes attachés aux vraies valeurs de gauche et écologiste, des militants du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche, membres du Front de Gauche.